Contact :
<

06.08.98.42.41
06.19.93.05.06


faunexplo@aol.com
<

<

[Galerie Photos] [Conférence - exposition]
[Edition - publication] [Organisation de voyages]
[Notre orphelinat] [Nos actions]
[Commande]
[Empreintes - indices scientifiques]

NOS ACTIONS


Article paru dans le Journal de la Haute-Marne le 19/11/2005 à l'occasion du Festival de la photographie animalière

-

OPERATION "LES RESCAPES DE L'ENFER"
2005

Ces deux oursons noirs américains (baribals) de 19 mois survivaient dans une cage en béton de 10 m2, pataugeant dans leurs excréments.
Depuis plusieurs mois dans ce parc zoologique français du 77, ces deux ours avaient été initialement vendus par un zoo réputé pour sa conservation des espèces à un dresseur d'ours dans un cirque. Les magouilles entre parcs zoologiques et cirques sont courantes ... ceci nous le prouve !
A ce jour (janvier 2005), après multiples batailles et enquêtes, nous avons réussi (avec l'aval de la DSV, Direction des Services Vétérinaires) a extirper les deux oursons de cet enfer. Ils découvrent enfin des arbres, de l'herbe, de l'espace, une vie beaucoup plus décente et digne dans un parc du 78.


Cette petite femelle grizzli d'un an a été vendue en 2004 par un parc zoologique français appartenant à l'ANPZ, à un dresseur d'ours pour travailler dans un cirque.
Aujourd'hui, elle vit dans un camion itinérant 11 mois sur 12, dans lequel elle va passer 30 ans de sa vie. Voilà la triste réalité des parcs zoologiques qui pratiquent la politique de l'élevage pour la conservation des espèces.

-

OPERATION SAUVETAGE A NANCY
11 MAI 2004

 

Mardi 11 mai 2004 : arrivée au parc
de la Pépinière à 9h00


Fosse bétonnée où 2 ours bruns survivent depuis plus de 30 ans

 

Il faut s'y prendre à 2 fois pour endormir
le mâle "Oscar" de 500 kg

 










Quant au chargement dans le camion plusieurs mains d'hommes sont nécessaires.


Les médias sont présents (journaux, télés, radios.)


Alain Boyaval

 
 
L'opération est réussie. Oscar et Mona coulent des jours heureux dans un refuge. La fosse de Nancy a été remblayée..

Quand l’homme t’a tendu un fruit à travers les barreaux de fer, ton regard est devenu implorant.
Soumis, tu as délicatement saisi la pomme qui s’offrait à toi, " le goûter ", comme il a dit, pour t’occuper.
Parfois, il peut aussi te jeter un sac en papier rempli de morceaux de pain
pour te faire croire à la difficulté en le déchirant d’un seul coup de griffes.
Tu es passé de ta salle à manger, à ta chambre. C’est encore lui qui a ainsi décrit ces cages en béton de 4m sur 2m, sombres, froides, terrifiantes. Des prisons !
Chaque moment, chaque heure de la journée qui s’écoule, n’a pas de secret pour toi. Tu reconnais parfaitement le pas de l’homme qui vient pour te nourrir, et tu l’attends, tu n’as que cela à faire, attendre ce maître qui détient tout, les clés et de quoi te faire survivre.
Alors en échange, tu penses qu’il est bien de se montrer docile et de temps en temps tu viens faire un tour à l’extérieur pour plaire aux autres, ceux qui ont payé l’entrée et qui veulent voir à tout prix des animaux " heureux ", sans trop s’interroger pour ne pas contrarier une journée de congé.
Ils sont tous là, à te regarder survivre.
Parfois, un enfant plus intelligent que les autres se pose des questions :
- " Mais papa, il est heureux l’ours ? "
- " Mais bien sûr, mon enfant, tu vois bien qu’il joue avec une balle ! "

Mais qu’es tu devenu, toi l’animal magique, mythique, tant admiré pour ta puissance et ta force : l’OURS.
Comment l’homme a t-il pu te réduire à cela, t’anéantir à cela, à n’être rien, ne plus exister, être mort.
Toi qui chaque jour, dans la nature sauvage, doit lutter pour vivre, pour te nourrir et te protéger.
Toi dont le principal but de tes journées est d’engraisser à tout prix pour te préparer à l’hibernation, ce long sommeil…
Tout au long de ce sombre couloir carcéral, sont alignées les étroites cages, les prisons en fer.
Toi, tu ne sombreras pas dans ce sommeil magique qui reste encore secret pour beaucoup de scientifiques.
Peut-être que le soir, au fin fond de ton âme, tu t’efforces d’y croire très fort.
Peux-tu encore rêver à ces jours heureux où tu vivais en pleine nature, où tu étais libre ?

Isabelle Boyaval


 

 

© Copyright Faune Explo, 2002 - All rights reserved
Last update :
1/03/10 9:56 AM